ptite rapporteuse

28 mars 2010

Le XV de Marseille-Vitrolles ne se fait pas Béziers

La Provence titrait dans son édition d’hier, dimanche « C’est l’heure de vérité pour Marseille-Vitrolles ». Et quelque fois, la vérité sonne comme une défaite à domicile ( 18-23) face à des joueurs de Béziers plus audacieux.

C’est dans un stade Jules-Ladoumègue vitrollais retapissé en bleu et rouge que le XV Bitterois s’est emparé d’une victoire qui aurait donné une bouffée d’air à des Marseillais déjà affaiblis par une déculottée à Graulhet (30-9) la semaine dernière.  « C’est une grosse déception. Nous avons mis des choses nouvelles dans ce match. Mais une équipe qui perd 8 ballons en touche ne peut pas gagner, ce n’est pas possible", reconnait le président Claude Atcher. « Ils ont été plus structurés, plus homogènes que nous, assume de son côté le 1ere ligne Rudy Chéron. Maintenant, il nous reste trois matchs à jouer, on ne vise plus de première place pour le trophée Jean-Prat mais on parle de seconde place. » Dans les vestiaires marseillais, les regards sont dans les chaussettes, mais pas question de se laisser démonter : « Ce qui est important aujourd’hui c’est de rester dans notre bulle et continuer à bosser et j’insiste sur le mot ‘continuer’. On est capable de se remettre en question, pas encore de sortir victorieux d’un pareil combat», philosophe le capitaine provençal Mohamed Dridi. Il faudra attendre encore un peu  pour que la devise marseillaise tutoie la réalité « Un seul objectif : entrer dans l’histoire ». Dans l’histoire, Béziers y est depuis 1911. Et ce n’est pas l’entraîneur marseillais Alain Hyardet, ancien Bitterois qui dira le contraire. Avec ses presque cent ans d’expérience, ses onze titres de champion de France, une équipe compacte et physique, encouragée par des supporters peu avares en animation, les Languedociens ont laissé peu d’espoir aux coéquipiers de Jonah Lomu.

Lomu, addict au beau jeu

Oui, la rencontre Marseille-Béziers était l’une des plus attendues de la saison, mais ce que les photographes, le doigt sur la gâchette, comme les fans de rugby attendaient, c’était surtout le retour de la star des All blacks sur la pelouse. Et Jonah Lomu a donné du spectacle jusqu’à la 70e minute. « Peut-être que si on ne l’avait pas sorti, on aurait gagné la rencontre", pouvait-on entendre dans les couloirs côté marseillais. Toujours est-il que la recrue vedette de la saison, qu’on a l’habitude de voir au poste d’ailier, a foulé le terrain avec un plaisir non dissimulé : «  Je me suis senti en confiance, j’ai créé les espaces qu’on me demandait, j’ai fait le travail. J’en veux plus encore ! renchérit la star néo-zélandaise ravi de lP1060586a « vie à la Marseille ». "Prendre du plaisir dans le jeu, c’est ça ma drogue, c’est mon addiction. On ne peut pas jouer bien si on ne prend pas de plaisir. » Jonah Lomu, qui balaie d’un large sourire les critiques que certains avaient pu formuler sur sa venue au club, portait dimanche un numéro inhabituel, le 8 : « J’ai commencé ma carrière comme 3e ligne. C’est un poste physique et moi j’aime les contacts. » Après une seule semaine d’entraînement, il apparait à l’aise dans ce maillot et au sein de l’équipe: « Maintenant, j’ai une meilleure lecture du jeu, ce qui me permet d’assurer des contacts plus précis, plus travaillés et surtout d’anticiper. Le ballon n’est pas rond, il rebondi t à droite, à gauche, aujourd’hui la pilule est difficile à avaler. Mais, c’est ça le rugby. » Le rugby, c’est aussi faire une mêlée sur le gazon d’une Fédérale 1 avec son idole : « Pendant la coupe du monde 95, je le regardais à la télévision, se souviennent les Biterrois Jonathan Bousquet et François Ramoneda. On savait qu’il fallait bien le prendre. Jouer contre lui, c’est dur. Ca reste un Monsieur. »

Notes:

Voir également le site des journaux L'Equipe et La Provence

Plus de photos de la rencontre ci-contre dans l'album photo Jour de match

Prochaine date pour les rugbyman de l'Om-Vitrolles: Dimanche 11 avril à 15 heures au stade Ladoumègue à Vitrolles contre l'AS Vauréenne pour le Trophée Jean-Prat.

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18 mars 2010

Le Pen à Marignane: Madame Soleil sans éclat

Ce soir au cinéma Saint-Exupéry de Marignane, la séance du film de Roselyne Bosch, La Rafle, était annulée. Il y avait à la place, dans ces locaux le meeting d'entre-deux tours des régionales de Jean-Marie Le Pen.

Dimanche dernier, au premier tour du scrutin, le FN y a enregistré son troisième meilleur score (34%) en PACA  après Cavaillon et Tarascon. Mais le patron frontiste leur a préféré "la ville symbole des victoires du FN" comme du temps des trahisons pour dénoncer le "système UMPS" à la veille de la triangulaire qui l'opposera au président socialiste sortant Michel Vauzelle et à la droite de Thierry Mariani (liste Ump).

Du "canular sur le réchauffement climatique" à l'"immigrationnisme" en passant par l'"Européisme" et le "fiscalisme", Jean-Marie Le Pen ne fait pas dans le coup d'éclat. C'est tout juste si quelques jeux de mots réveillent un public de 300 personnes presque engourdi. A l'extérieur aussi, le calme pèse. Les commerces ont baissé leurs rideaux. "Je ne savais même pas qu'il venait, confie un restaurateur. Je ne dois pas être le seul". Marignane vaque à ses occupations de début de soirée printanière pendant que Le Pen à l'intérieur brocarde, comme à l'accoutumée "le clientélisme" avec une préférence pour l'ancien maire de Marignane, (ex-frontiste, puis ex-Mnr, puis Ump) Daniel Simonpiéri "quand on rejoint l'Ump ou le PS la tentation est grande de taper dans la caisse", suspectant ainsi l'ancien premier magistrat de détournement de fonds. Le patron du FN se trompe de client en critiquant les "affaires du maire de Fos-sur-mer" alors qu'il s'agit de Bernard Granié, président du Syndicat d'Agglomération Ouest-Provence, et conseiller municipal fosséen, qui a été condamné à un an de prison ferme pour corruption.

Qu'importe, Jean-Marie est guilleret, enclin à citer Charles d'Orléans, se prendre pour le "Madame Soleil de la politique", faisant mentir les mauvaises langues qui le poussent vers la sortie, "je cesserai le combat quand le patron là-haut m'appellera" . Et visiblement, si ce n'est pas pour demain, il se prépare déjà à aller au front pour les cantonales.

Dans les rangs lepénisP1060572tes, on y croit. "Le parti n'est pas mort. Il revit. Et puis, on lui a toujours mis des bâtons dans les roues, alors rien que pour ça, je le soutiens." Clotilde, 70 ans, agite son drapeau bleu blanc rouge qu'on lui a donné à l'entrée. Elle est venue avec son fils, qui pense comme elle. Elle parle de "reconnaissance à Le Pen qui est venu soutenir l'Algérie française." Et là, on touche aux fondamentaux pour cette Pied-Noir. "Je n'oublie pas comment on nous a reçus quand on est arrivé d'Algérie". Alors elle ne comprend pas pourquoi "maintenant on reçoit bien les étrangers".

Pour Martine, 54 ans, gérante d'un commerce marignanais, "il y a trop de kébabs sur la Canebière, les Marseillais s'en vont." Avec Patricia, une amie de longue date, elle s'apprête pour la première fois à glisser son bulletin dans l'urne au profit de l'extrême-droite. Toute vêtue de noir, cette discrète quinquagénaire dit "avoir beaucoup misé sur l'Ump et Sarkozy. On s'attendait à beaucoup de changements. Ils n'ont pas eu lieu."

Dans la salle, il y a des représentants des associations des anciens combattants, des élus marignanais, des curieux et des sympathisants. Si "le parti n'est pas mort", dans l'assemblée, il y a surtout des têtes blanches.

2580 Marignanais ont voté pour le candidat FN au premier tour. Mais ils étaient 3583 en 2004. Donc, le grand gagnant de ce premier tour du scrutin régional, c'est surtout l'abstentionnisme.

Le grand retour de Le Pen à Marignane : un article de "La Provence"

Granié condamné: un article de "La Marseillaise"

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06 octobre 2009

Nicolas Fargues, l'ange sexy des éditions P.O.L est le "roman des filles de Mouans"

ecrivain_nicolas_fargues08L'auteur de "Le roman de l'été", coqueluche de la 22e édition du festival du livre de Mouans-Sartoux qui s'est tenu ce week-end

Samedi matin, l'espace Beaux-livres grouillait déjà de lecteurs azuréens en mal d'histoires à saisir. Dans ce grand gymnase municipal où les gros chiffres rouges du tableau sportif minutaient les matchs littéraires, on peut s'asseoir boire un café long un peu court. A la même table ronde, on croise une festivalière assidue, une exposante bénévole des éditions Actes Sud, un écrivain journaliste de l'Huma spécialisé dans l'agriculture. Au hasard, ça brasse, ça se marre, ça discute au festival du livre de Mouans-Sartoux. Et le regard se fige. Est-ce que c'est lui? Ses cheveux sont plus ébouriffés que sur l'affiche de lui placardée au stand des éditions P.O.L, invitées d'honneur cette année; il traverse, assurément, la salle, un perfecto en skai bleu électrique à la main. Il est comme chez lui. Il monte sur l'estrade mouansoise pour présenter son dernier livre "Le roman de l'été". Nicolas Fargues y raconte les déboires de John en manque d'inspiration plus enclin à combler son ennui érotique qu'à noircir les carnets d'un premier bouquin. Le quinquagénaire passe ses vacances dans sa maison de campagne du Cotentin avec sa fille, son copain et une amie fort séduisante. Et pour voisin, il a Jean, jeune retraité et ancien soudeur de coques de sous-marins à la direction de la construction navale de Cherbourg et sa famille. Leur rêve: "percer une ouverture dans le mur de sa maison pour voir la mer".

"Le suspens, c'est de savoir si Jean va réussir ou pas, c'est un peu court, je sais", s'amuse ce trentenaire aux sept ouvrages dont "J'étais derrière toi" (éd. P.O.L) qui a dirigé pendant quatre ans l'Alliance française de Madagascar. Quelques soient les hypothétiques faiblesses de l'intrigue, les voyages qui ont inspiré ses oeuvres ou encore sa méthode d'écriture, Nicolas Fargues récolte de toute façon des bouches en coeur, des déhanchés subtils et des talons hauts. Mère et fille sont attentives aux changements de ce regard bleu faussement juvénile et ne cachent pas un téléphone mobile qui sert pour l'occasion de caméra. Tout près de lui, toutes prêtes pour lui, elles s'agglutinent pour un mot dédicacé, butinent un sourire, serrent tout contre elles l'opus désormais unique. "Moi j'ai essayé de lire un de ses bouquins, mais je crois qu'il faut être une nana pour le lire", entendait-on dans des travées, certainement plus masculines.

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06 juillet 2008

Retour pour les 1 an

ça fait bien longtemps, un an. Pourquoi? La panne du cliquetis des touches informatiques, de l'imagination, de l'envie, l'élection présidentielle...Ceci-dit, c'est un retour à une date, quelque peu décalée, anniversaire, les un an de Nicolas Sarkozy à l'Elyzée. Non pas que Sarkozy le grand sauveur des infirmières bulgares, plus récemment (vous voyez que je n'ai quand même pas oublié de suivre un minimum l'actualité) d'Ingrid Bétancourt (dédicace spéciale à Floriane Bléas qui doit être aux anges), Sarkozy et Kadhafi à Paris, le discours de Sarkozy devant les  étudiants sénagalais, Sarkozy  qui divorce, ou plutôt Cécilia qui le quitte,  Sarko, le fils de Carla sur les épaules au pays de Mickey, Sarkozy, président de l'Union européenne...non l'actualité a été dense pendant cette année 1 de Sarkozy. PPDA qui se fait virer au profit d'une jolie et piquante blonde, le service public, la 2, la 3, la 5...futures chaînes exsangues, commenter l'actu, d'autres savent tellement mieux le faire que moi. Alors tentative de retour à une écriture sarcastique (prétention oblige) dans les prochains jours.

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14 mai 2007

Rien ne sert de courir...

Quelques centaines d'étudiants se réunissent dans les halls des facs, dans les amphis dans le meilleur des mondes. C'est la cas à l'université Aix-Marseille III, la fac de lettres d'Aix-en-Provence. Ils sont de la LCR, ils sont syndiqués ou ils sont anars. Ils sont foncièrement TSS (Tous sauf Sarkozy).

Ce qui signifie à j-2 de son investiture l'obligation de se constituer en AG au moins deux fois par semaine, parler d'organisation de manifestation, de résistance et d'un Sarkozy dictateur. Leur ligne de tir: frapper avant d'être frappé par les projets de lois antidémocratiques que mettra, forcément, en place  le nouveau président de la République. Attaquer car la meilleure défense c'est l'attaque. Le seul problème c'est que ces étudiants ne parveinnent pas à mobiliser beaucoup de monde, parce que les examens approchent, le beau temps aussi.

Mais surtout parce que Nicolas Sarkozy a été élu à plus de 53% de la population. Soit la majorité absolue. Soit par les urnes donc par la démocratie. Leur méthode , celle de mettre le paquet sur des manifestations préventives afin d'éviter que des mesures dangereuses soient adoptées est acceptable, défendable.

Mais n'est-il pas plus judicieux, comme le soutiennent des collectifs comme le syndicat étudiant UNEF d'attendre que ces mesures aient l'ombre d'une possiblité d'être prise. Attendre que le contrat à durée déterminée ou le droit de grève soit remis en cause, que les sans-papiers soient expulsés par charter et que la rédaction du Canard enchaîné soit à nouveau saisi pour réagir. Et à ce moment-là, peut-être qu'il y aura du monde dans les rues.

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07 mai 2007

Le PS s'entretue déjà au lendemain des résultats de la présidentielles

A quoi sert de faire semblant pendant toute une campagne, longue, coûteuse et acharnée si c'est pour s'arracher les yeux par micro interposé une fois le verdict tombé.

On savait que Ségolène Royal n'était pas prophète en son parti. Qu'elle se méfiait des appareils de parti. Que l'animosité était réciproque. De là à ce que les éléphants, Dominique Strauss-Khan en tête, qui était préssenti pour être premier-ministrable, parle de "grave défaite", et affirme que la gauche avait perdu dès le premier tour. Ce n'est pas très fair-play ni pour la candidate qui s'est bien défendue pendant l'entre-deux tours à l'instar de ce qu'elle a présenté lors  du débat qui l'opposait à Sarkozy le mercredi 2 mai, ni pour les 9 millions et demi de Français qui ont voté socialiste le 21 avril. Ils ont été 47, 3% des votants à la soutenir ce 6 mai. D'autant plus que la gauche s'est tout pris sauf une raclée.

Au-delà des querelles de personnes -qui pourraient s'imaginer quand on a été opposé lors de primaires- il faut penser aux fondations du parti centriste, du Mouvement démocratique français. Si on commence dès hier-soir à se renvoyer  les responsabilités de la défaite qui n'est pas une déculottée, l'Ump peut déjà sabrer le champagne pour la victoire aux législatives. 

A quoi ressemblera-t-il d'ailleurs ce grand parti du centre...signera-t-il la dissolution du parti socialiste. Avec des lignes plus clairement définies, la gauche cav' se ralliant au centre droit de Bayrou d'un côté. Les Mélanchon et les-plus-à -gauche se radicalisant de l'autre, gonflant les voix de la LCR de Besancenot. Le seul candidat de l'extrême-gauche qui soit à même de canaliser l'électorat  à la fois le plus radical, le plus altermondialiste et le plus bobo.

En bref, et parce que faire semblant de faire une analyse politique quand on n'est pas expert est un peu fatiguant, la gauche est mal barrée...si elle ne comprend pas qu'il faut faire bloc dans la même direction, pour une fois. Et que de temps en temps, c'est pas mal de faire illusion. Dessiner le mirage d'une cohésion.

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Sarko président......

Voilà, premier pas dans l'ère sarkozyste. Peut-être que Jacques Chirac s'est réveillé avec la gueule de bois ce matin. Moi, j'ai la gueule de bois car je n'ai pas dormi. Non pas que j'ai peur de voir le visage du nouveau président dans mes cauchemars...quoique. Enchaînement de micro-trottoirs sur le VIeux-Port pour prendre la température des Marseillais, à la terrasse des cafés. A 20 heures, les plateaux télés de France 2 et France 3 sont éclairés du haut du sélect Club Pernod et attendent les invités politiques.

Au bar de l'OM café,  il y a davantage de journalistes que de Marseillais. Les journalistes se sont même grimés en consommateur, cachant leur Nagra sur leurs genoux, les reporters de TF1, ont laissé leurs caméras dans leur car-régie, cherchant même à se faire passer pour de vulgaires clients au micro de France bleu Provence.

  Les caméras de la LCM sont là, naturellement. Les touristes belges aussi. Toujours à 20heures, les terrasses des cafés  ne sont pas bondées. On se croit un dimanche de novembre, le soleil et la douceur en plus. On ne bronche pas. Plusieurs camions de policiers sont sagement stationnés.

Il faut attendre 22heures pour que la LCR et Ras-l'front parviennent à mobiliser 300 personnes qui paraderont de la Plaine à la mairie de Marseille. Les cars de CRS se multiplient. Les uns et les autres sont nez à nez. Quelques échauffourées se manifesteront.

Voilà l'ambiance à Marseille à l'annonce des résulats de la présidentielle. Nicolas Sarkozy élu à plus de 53% des suffrages. A Marseille, il est plebiscité à 55%. La ville est abasourdie dans un premier temps. Elle se réveillera un peu plus tard. Peut-être ce matin. Après un café noir, bien tassé.Il faut au moins ça pour réaliser.

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21 avril 2007

21 heures avant le nouveau visage de la France

Je me sens comme soudainement proche de Chirac. Il est sur le point de quitter sa maison, doublement. Pas évident. Déménager de l'Elysée. Et dire adieu à son propriétaire avec qui il ne s'entendait pas si mal que cela. Se séparer de la France et des Français. 

Et puis Chirac a la trouille. Il n'a pas tenu ses promesses, la fracture sociale est toujours d'actualité. L'immunité présidentielle touche à sa fin. Mais ce qu'il redoute le plus, ce n'est pas tant son avenir, ou la possibilité, de plus en plus improbable de voir son ennemi lepéniste franchir comme en 2002 le cap du deuxième tour.

Ce que Jacques Chirac craint, c'est de laisser les clés à un personnage ambivalent, possédé par le désir du pouvoir, un Napoléon à fort potentiel dictatorial, son dauphin légitime, Nicolas Sarkozy. "Diviseur à l'ego surdimensionné" tel que l'a analysé en substance l'actuel ministre de l'Enseignement supérieur, François Goulard. 

Jacques Chirac se réveillera demain avec la gueule de bois. Pour que ça passe plus vite. Il priera au petit-déjeuner pour que le parti qu'il a créé soit laminé. Pour que ce ne soit pas la France de Sarko qui gagne. Parce que si Chirac est un voleur, un menteur, c'est aussi un démocrate qui croit en l'indépendance des pouvoirs, en la laïcité. Et un requin qui sait flairer ses congénères les plus dangereux.

Sarkozy raille ses adversaires. Sarkozy insulte ses conseillers, "des connards", injurie des figures de l'Ump qui ont eu la prétention de vouloir concourir à la candidature de la candidature, MAM, "la salope". Et puis Sarko attaque des Français, ces "racailles".

Sarkozy ne veut qu'une chose, se venger, devenir grand, se voir applaudir par 120 millions de mains en délire. Sarko est un rocker, un sportif de haut niveau, un acteur qui marche à l'adrénaline. Si la France garde jusqu'au 6 mai ses esprits, on pourra proposer à Nicolas Sarkozy une reconversion qui lui irait au poil: une adaptation ciné de la bio de Napoléon Ier. 

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Petit aurevoir à l'IUT

Vous me prenez au dépourvu, là, madame Guyon. Dire aurevoir à l'IUT. J'essayais justement de ne pas y penser. Mais rien à faire. Entre Yacub et Gauthier qui nous réclament l'argent du bal de promo deux semaines avant, notre stage qui va tronquer  notre année universitaire, et vous, qui nous obligez à mettre en mot le bilan de ces deux années passées entre le Morisson, le bord de mer et la salle informatique de l'IUT. Mon calendrier interne s'y perd. Et puis, j'ai pas envie de tout dire, moi, de tout dévoiler. J'ai une image à tenir tout de même. Je passe pour la nana, la plus vieille, un peu en retrait, heureuse à chaque début de vacances de faire un « Good bye »  général. Alors vous pensez, là,  ce sera « Good bye and good luck ». Enfin, j'espère. J'ai pas envie de pleurer. C'est pas parce qu'ils me font tous beaucoup rire, qu'on a fondé une micro famillle de vingt quatre personnes, qu'on s'est vu bourré, décoiffé, transpirant, qu'on a essuyé avec ou sans succès des réunions interminables dans le bureau d'Aras que je vais m'effondrer. La petite Tiphaine, « ma » petite Tiphaine, Christine avec qui  je fantasme les footing et avec qui je déguste des barres chocolatées, Mélanie, ma collocataire attitrée dans le TER Marseille-Nice,  Baba, mes troisièmes et quatrièmes mains sur Résonances, mon Jéjé chamollow et sépharade, les filles de l'internat, toujours entre dispute et réconciliation. Je voudrais avoir un mot pour chacun.[Pour les profs aussi, Soutrelle, Thupinier, Lamasse...] Bande de petits trublions. Une boutade, une remontrance infondée, une blagounette. Histoire de se quitter sur une bonne partie de rire communicatif. J'ai du mal. Je sais ce que j'ai fait pendant ces deux ans, je ne sais pas ce que je vais faire après. Je suis un peu émue en fait. J'ai peut-être pas envie de vous dire aurevoir. Au fond, je vous aime bien quand même.

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01 avril 2007

Taglit: un voyage pour découvrir ou redécouvrir IsraËl

Séance souvenir...voici le film de ceux qui ont participé avec moi à Taglit à la fin du mois de décembre 2004. Il s'agit d'un voyage de trois semaines financé par des associations pour faire découvrir aux jeunes juifs du monde entier l'Etat d'Israël. C'est un parcours initiatique exceptionnel, bourré d'émotions, de rencontres. De HaÏfa à TelHaviv, en passant par Jérusalem, on est allé se recuellir à Yad Vashem, lieu de commémoration de la Shoah, nous sommes allés à la rencontre de familles druzes ( une religion animiste dont les pratiquants sont assez minoritaires en IsraËl, ils sont nombreux dans l'armée où ils ont des postes haut gradés), on a dormi dans des kibboutz mais aussi dans les plus beaux hôtels d'Israël. Merci à tous ceux qui ont permis ce voyage et qui le permettent encore.


Taglit uejf 2004-2005
envoyé par rafouledan

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